Pêche à la dorade grise.
 
Ce sparidé que l'on rencontre l'été et l'automne nos côtes de l'atlantique est un poisson grégaire et méfiant.
Nous avons élaboré une technique qui au fil des années démontre sa redoutable efficacité. Le résultat de cette pêche dépend de l'attention portée aux détails.
Lorsque les daurades sont sur zone en utilisant cette technique la bredouille est inexistante et prendre 30 à plus de 100 individus est courant.
Zone de pêche : sur les graviers entre les roches par une profondeur de 10 à 40 métres.
Le mouillage devra être le plus précis possible (voir techniques de mouillage précis stabilolève) . Le point de pêche devant se situer dans une petite dépression, de 1 à 2 métres de profondeur. Éviter les cassures de roche trop importantes ou vous serez gêné par les tacauds et les congres.
Phase 1 : Positionner le bateau.
Phase 2 : Procéder à l 'amorçage, cette opération est très importante, pour faire la grosse pêche (voir technique amorçage). Les meilleures marées se situent sur les coefficients 55 a 70 montant. Remarque : choisir les zones à faible courant pour les coefficients les plus élevés, et les zones a forts courants pour les petits coefficients. Le meilleur moment de pêche pour un coefficient de 70 se situant une heure avant le mort d'eau et une heure après. Remarque : Par gros coefficient, donc courant très fort, pêchez les zones moins profondes, pour avoirs le minimum d'appuis sur la ligne et des zones profondes par faible coefficient.
 
Les Montages : En règle général, plus le courant est fort plus le traînard devra être long (une a deux brasses). Remarque : Lorsque le courant est faible, la tendance est de prendre des petits poisson ou des tacauds.
Pour éviter l'emmelage utilisez des montages type "hélicoptére" avec une potence assez courte en fil fluoro Carbonne. Ils ont l'avantage d'être assez raides pour cette fonction et invisibles. En règle générale, les gros sujets se prennent assez en arrière du point d'amorçage, lorsque le courant est fort. Utilisez la technique du relâcher qui est  particulièrement performante.
 
Les plombs : L'importance de la forme est relative, ils peuvent être utilisés avec ou sans cassant suivant le lieu de pêche. Le poids sera en fonction du courant et de la profondeur, ce qui oblige à disposer de tout un jeu de grammages, le but étant que cette charge puisse être décollée du fond par une toute petite action de la canne, et pouvoir se reposer un mètre a un mètre cinquante plus loin.
 
Les appâts : Ils devront présenter une grande qualité de fraîcheur et être bien présentés (voir montage sur hameçons). Ceci augmente très fortement le nombre de prise.
 
L'encornet : C'est l'appât le plus régulier en résultat. Il peut être présenté entier lorsqu'il est trés petit, il s'appelle alors Suppion ou Chippiron; ou bien en lanières trés fines, celles-ci devant flapper dans le courant. Il ne devra jamais être passé dans la glace que ce soit à bord du bateau ou dans le circuit de distribution (odeur d'ammoniaque). Remarque : La congélation n'altère en rien la qualité de l'appât dès lors qu'elle a été réalisée dans de bonnes conditions (film plastique qualité alimentaire épais et congélation instantanée) . Pour obtenir du " Top Qualité " La provenance de ce petit appâts devra venir de petits bateaux qui pêchent à la journée et qui possèdent une cale réfrigérée. La capture se faisant au chalut, les trais de chalut devront être les plus courts possible pour ne pas écraser cette matière première fragile. Ce qui en fait un produit rare et de ce fait cher.
 
La coque : Elle peut être utilisée fraîche, mi-cuite ou salée dans la version mi-cuite ou salées, cette formule a l'avantage que l'appât tienne mieux a l'hameçons.
Nota : attention au montage, le pédoncule pour les appâts assez gros ont tendance a faire tournoyer et vriller le fil dans le courant. Une solution peu être apportée à cela, montez deux coques en vis a vis ou en opposé.
 
La sardine : Cette un très bons appâts, mais qui possède l'inconvénient de mal tenir à l'hameçon. Pour y remédier, il est préfèrable d'utiliser les endroits les plus fermes de la chair, partie queue ou bien salée pour obtenir un meilleur maintien.
Remarque : Une sardine très fraîche tien mieux a l'hameçon qu'une sardine ayant déjà vécu sur l'étale du poissonnier. Personnellement j'utilise la sardine avec un montage " Rider italien " avec des hameçons n°2 et 4 de chez Expert Anglers. ( voir montage sur hameçons).
 
Le maquereau : cet appât a pour avantage de bien tenir à l'hameçon et d'être économique. Prélever de fines lanières dans le ventre et la queue et veiller tout particulièrement au montage sur l'hameçon, pour que cet appât flappe bien.
 
Les hameçons : Ils doivent être fin de fer et très piquants, dans les numéros 2 ou 4 selon les appâts et suivant les différents modèles et marques utilisés. Personnellement j'utilise du numéro 4 Kamasan en forme octopus et des titanium avec ardillons à palette.
 
Le fil du montage: Ils ne devra pas être trop fin pour ne pas être coupé par les dents du poisson. Les essais ont démontrés que la perte du poisson est causée par la coupure du fil dûe à une détérioration causée par les dents et non par une casse proprement dit (voir montage). Le traînard sera composé en deux parties pour éviter l'emmelage sur la longueur importante : 38 ou 40/100 sur le fil en départ, ou 28 30 /100 pour sa terminaison d'une longueur de 40cm.
 
Les fils du moulinet : Deux catégories : les tresses (multi-filaments) et les nylons (mono-filament).
La règle:  les fils devront être les plus fins possible afin d'éviter le " ventre " dû à la pression du courant, ceci permet d'avoir la touche en direct lorsque le poisson mord, le poisson ne doit pas sentir la résistance de ce ventre, et la touche doit être nettement perçue par le pêcheur pour un ferrage immédiat et éfficace. Personnellement j'utilise des tresses de petit diamètre 10 à 13/100 sont préférable (choisir des tresse ronde style " Power pro ") pour les profondeurs importantes avec courant fort et les nylons haut de gamme 20 à 28/100 pour les faibles profondeurs et les courants plus faibles.

Les perles : Obligatoirement des perles rouges, et lorsque l'on pêche par plus de 20metres de fond, une ou deux perles phosphorescentes.

La canne : elle devra avoir une action de pointe pour sa sensibilité et sa rapidité. Elle devra faire moins de 2m50 pour la pêche à l'arrière voir jusqu'à 4mètres pour la pêche sue le pont avant. Il existe deux type de cannes.
 
Les cannes fil intérieur : Elles conviennent parfaitement a ce type de pêche, car extremement sensibles et elles permettent aussi une très grande rapidité d'action. Ce sont des cannes convenant trés bien pour les pêches à l'arrière avec de la tresse. Elles possédent l'avantages de ne pas avoir d'anneaux exterieur, ce qui évite les casses occasionnées à l'emmêlage de tresse sur les anneaux. Petit inconvéniant, Enfiler le fil au travers de la canne, qui sur certains modéles rend l'operation délicate. Nota : en principe le fil casse toujours a l'exterieur de la canne. Lors d'une croche, prendre le fil à la main avec un gant ou un chiffon, ne jamais donner de coups violents avec la canne, celle-ci risquant de se briser du fait de la non élasticité de la tresse.
Nous avons mit au point une canne spécifique pour cette pêche : L'Antioche 27.
Les cannes a anneaux :Les anneaux devront être en sic pour une meilleure glisse.  La canne en elle-même en Carbonne avec renfort éventuel en kevlar pour de rigidité du corps; le scion pourra être en fibre de verre plein ou en carbonne pour obtenir de la souplesse et de la solidité. Elles doivent pouvoir porter de 40 à 200g. La longueur de 2m50 à l'arrière du bateau jusqu'à 4m pour la pêche sur le pont avant. Nous commercialisons une canne de montage maison, qui correspond parfaitement à ces conditions, elle mesure 2m70, son prix et de 120€. (voir pack ensemble)